Le Fondateur

Qui est Pierre Joseph TRIEST ?

Nous le savons bien, Pierre Joseph TRIEST est né à Bruxelles le 31 août 1760. D’une famille riche et des parents chrétiens de Jean Triest et de Cécilia Mello. Il était neuvième d’une fa-mille de quatorze enfants. Il avait deux frères prêtres : l’ainé Jacques et le cadet Jean-Baptiste.

Pierre Joseph Triest a dû faire ses études primaires sans doute à Bruxelles même, mais l’histoire ne le dit pas. Mais les études secondaires, il les a faites au collège des Pères Jésuites de Geel en Campine en 1776.

- La philosophie à l’université de Louvain

- La théologie au grand séminaire de Maline en 1782

Devenu prêtre le 10 juin 1786, il a pris comme devise : « Etre un bon prêtre, se dévouer corps et âme à sa tâche sacerdotale ».

Le jeune Abbé Triest commença son ministère pastoral dans une période particulièrement troublée par les réformes de Joseph II qui suscitèrent le mécontentement et l’opposition dans les provinces belges.

Dès les premières années de son sacerdoce, il se signala par son intrépide charité au cours d’une épidémie et ne recula devant aucun péril durant la tourmente révolutionnaire. Il se fit remarquer par son zèle et son courage.

Il nous suffirait simplement de rappeler que de son vivant on l’appelait couramment « Le bon Monsieur Triest » et plus tard il fut surnommé : « Le Vincent de Paul Belge ». ces appellations bien significatives résument en fait toute son activité.

Toute sa vie durant, Pierre-Joseph Triest se dépensera, sans réserve, au service des malheureux et nécessiteux de toutes sortes. Il fonda quatre congrégations religieuses de Sœurs et de Frères, toutes destinées à servir dans les différentes institutions de bienfaisance. Ces Congrégations sont :

1. Les Sœurs de la Charité de Jésus et de Marie (1803)

2. Les Frères de la Charité (1807)

3. Les Frères de Saint Jean de Dieu (1823) Cette Congrégation ne connut jamais la prospérité des autres fondations du Chanoine Triest. Faute d’un recrutement suffisant, elle fusionna en 1946 avec les Frères Hiéronymites de Saint-Nicolas.

4. Les Sœurs de l’Enfance de Jésus (1835)

Ses forces s’épuisaient. Face à la mort, il restait calme et confiant dans le Seigneur. Il continuait à prier la Vierge Marie qu’il avait aimée et vénérée toute sa vie et il répétait des versets de psaumes. Quelques instants avant sa mort, il se préoccupait encore de ce qu’on donnerait aux pauvres à ses funérailles, comme on le rassurait à ce sujet, il murmura : « Date et dabitur vobis … - Donnez et il vous sera donné … » ‘Luc 6, 38). Peu après, sans agonie, le 14 juin 1936, il remit sa belle âme à Dieu, il avait 76 ans.

La ville de Bruxelles fit frapper des médailles commémoratives en bronze, portant l’effigie du chanoine Triest et au revers, cette synthèse significative : « Pertransivit benefaciendo – Il a passé en faisant le bien. » Il imprima à notre Congrégation le double élan d’un unique amour pour le Christ et pour tous ces « autres Christs » que sont les pauvres et les souffrants.