La Fondation

Touché par la misère morale de ses paroissiens et particulièrement par celle des orphelins, le Curé Triest fit appel à deux pieuses filles pour l’aider à réaliser son projet. Il engagea ainsi Maria Lammens et Jacoba Claeys pour enseigner aux enfants pauvres le catéchisme, la lecture et l’écriture. Il considéra ces deux filles comme les pierres fondamentales de sa Congrégation de filles dévotes et de sa maison d’éducation pour les pauvres orphelines. D’autres filles se joignirent bientôt aux deux premières.

L’Abbé Triest était persuadé que la présence, l’exemple surtout de quelques âmes consacrées à Dieu endigueraient la corruption des mœurs qui l’affligeait.

Il voulait former le cœur et les mains de ses filles à toutes les œuvres de miséricorde : leur apprendre à servir par esprit de charité.

C’est pourquoi il ne tarda pas à jeter les bases d’une vie religieuse sérieuse. Le 4 novembre 1803, avec l’autorisation de Mgr Etienne Fallot de Beaumont, Evêque de Gand, il procéda à l’érection canonique de la nouvelle Congrégation.

Le fondateur conçut pour ses sœurs une règle nouvelle, marquée d’une double inspiration : l’esprit de Saint Vincent de Paul et celui de Saint Bernard de Clairvaux.

Le 11 mars 1805, les Sœurs adoptèrent avec le consentement de l’Evêque, l’habit dont : robe blanche et scapulaire noir. Elles devraient s’efforcer d’unir la vie de prière à l’action.